Article 37 - Soulagement des souffrances - Limitation ou arrêt des traitements
- par Virginie GEFFROY
le 21/01/2011 @ 12:13
Article 37 - Soulagement des souffrances - Limitation ou arrêt des traitements
30/06/2006
Article 37 (article R.4127-37 du code de la santé publique) modifié par le décret n° 2010-107 du 29 janvier 2010
I. - En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés à son état et l'assister moralement. Il doit s'abstenir de toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique et peut renoncer à entreprendre ou poursuivre des traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou qui n'ont d'autre objet ou effet que le maintien artificiel de la vie.
II. - « Dans les cas prévus au cinquième alinéa de l'article L. 1111-4 et au premier alinéa de l'article L. 1111-13, la décision de limiter ou d'arrêter les traitements dispensés ne peut être prise sans qu'ait été préalablement mise en œuvre une procédure collégiale. Le médecin peut engager la procédure collégiale de sa propre initiative. Il est tenu de le faire au vu des directives anticipées du patient présentées par l'un des détenteurs de celles-ci mentionnés à l'article R. 1111-19 ou à la demande de la personne de confiance, de la famille ou, à défaut, de l'un des proches. Les détenteurs des directives anticipées du patient, la personne de confiance, la famille ou, le cas échéant, l'un des proches sont informés, dès qu'elle a été prise, de la décision de mettre en œuvre la procédure collégiale. » ;
« La décision de limitation ou d'arrêt de traitement est prise par le médecin en charge du patient, après concertation avec l'équipe de soins si elle existe et sur l'avis motivé d'au moins un médecin, appelé en qualité de consultant. Il ne doit exister aucun lien de nature hiérarchique entre le médecin en charge du patient et le consultant. L'avis motivé d'un deuxième consultant est demandé par ces médecins si l'un d'eux l'estime utile. « La décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches. « Lorsque la décision de limitation ou d'arrêt de traitement concerne un mineur ou un majeur protégé, le médecin recueille en outre, selon les cas, l'avis des titulaires de l'autorité parentale ou du tuteur, hormis les situations où l'urgence rend impossible cette consultation. « La décision de limitation ou d'arrêt de traitement est motivée. Les avis recueillis, la nature et le sens des concertations qui ont eu lieu au sein de l'équipe de soins ainsi que les motifs de la décision de limitation ou d'arrêt de traitement sont inscrits dans le dossier du patient. » « La personne de confiance, si elle a été désignée, la famille ou, à défaut, l'un des proches du patient sont informés de la nature et des motifs de la décision de limitation ou d'arrêt de traitement. »
« III. - Lorsqu'une limitation ou un arrêt de traitement a été décidé en application de l'article L. 1110-5 et des articles L. 1111-4 ou L. 1111-13, dans les conditions prévues aux I et II du présent article, le médecin, même si la souffrance du patient ne peut pas être évaluée du fait de son état cérébral, met en œuvre les traitements, notamment antalgiques et sédatifs, permettant d'accompagner la personne selon les principes et dans les conditions énoncés à l'article R. 4127-38. Il veille également à ce que l'entourage du patient soit informé de la situation et reçoive le soutien nécessaire. »
(commentaires adoptés en juin 2006 et qui seront complétés prochainement suite à la modification de l'article 37 par le décret du 29 janvier 2010)
Article 37 - Soulagement des souffrances - Limitation ou arrêt des traitements
30/06/2006
Article 37 (article R.4127-37 du code de la santé publique) modifié par le décret n° 2010-107 du 29 janvier 2010
I. - En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés à son état et l'assister moralement. Il doit s'abstenir de toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique et peut renoncer à entreprendre ou poursuivre des traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou qui n'ont d'autre objet ou effet que le maintien artificiel de la vie.
II. - « Dans les cas prévus au cinquième alinéa de l'article L. 1111-4 et au premier alinéa de l'article L. 1111-13, la décision de limiter ou d'arrêter les traitements dispensés ne peut être prise sans qu'ait été préalablement mise en œuvre une procédure collégiale. Le médecin peut engager la procédure collégiale de sa propre initiative. Il est tenu de le faire au vu des directives anticipées du patient présentées par l'un des détenteurs de celles-ci mentionnés à l'article R. 1111-19 ou à la demande de la personne de confiance, de la famille ou, à défaut, de l'un des proches. Les détenteurs des directives anticipées du patient, la personne de confiance, la famille ou, le cas échéant, l'un des proches sont informés, dès qu'elle a été prise, de la décision de mettre en œuvre la procédure collégiale. » ;
« La décision de limitation ou d'arrêt de traitement est prise par le médecin en charge du patient, après concertation avec l'équipe de soins si elle existe et sur l'avis motivé d'au moins un médecin, appelé en qualité de consultant. Il ne doit exister aucun lien de nature hiérarchique entre le médecin en charge du patient et le consultant. L'avis motivé d'un deuxième consultant est demandé par ces médecins si l'un d'eux l'estime utile. « La décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches. « Lorsque la décision de limitation ou d'arrêt de traitement concerne un mineur ou un majeur protégé, le médecin recueille en outre, selon les cas, l'avis des titulaires de l'autorité parentale ou du tuteur, hormis les situations où l'urgence rend impossible cette consultation. « La décision de limitation ou d'arrêt de traitement est motivée. Les avis recueillis, la nature et le sens des concertations qui ont eu lieu au sein de l'équipe de soins ainsi que les motifs de la décision de limitation ou d'arrêt de traitement sont inscrits dans le dossier du patient. » « La personne de confiance, si elle a été désignée, la famille ou, à défaut, l'un des proches du patient sont informés de la nature et des motifs de la décision de limitation ou d'arrêt de traitement. »
« III. - Lorsqu'une limitation ou un arrêt de traitement a été décidé en application de l'article L. 1110-5 et des articles L. 1111-4 ou L. 1111-13, dans les conditions prévues aux I et II du présent article, le médecin, même si la souffrance du patient ne peut pas être évaluée du fait de son état cérébral, met en œuvre les traitements, notamment antalgiques et sédatifs, permettant d'accompagner la personne selon les principes et dans les conditions énoncés à l'article R. 4127-38. Il veille également à ce que l'entourage du patient soit informé de la situation et reçoive le soutien nécessaire. »
(commentaires adoptés en juin 2006 et qui seront complétés prochainement suite à la modification de l'article 37 par le décret du 29 janvier 2010)
L'équipe du Réseau de Soins Continus du Compiégnois est heureuse de vous présenter sa nouvelle collaboratrice.
Madame Catherine GANGLER, Psychologue, qui a pris ses fonctions le 02 septembre 2010.
L'équipe du Réseau de Soins Continus du Compiégnois est heureuse de vous présenter sa nouvelle collaboratrice.
Madame Catherine GANGLER, Psychologue, qui a pris ses fonctions le 02 septembre 2010.
Formation soins palliatifs
- par Virginie GEFFROY
le 29/06/2010 @ 14:49
Cette année à nouveau, l'Equipe Mobile de Soins palliatifs du Centre Hospitalier de Compiègne reconduit la formation soins palliatifs.
Elle est ouverte aux médecins généralistes, infirmier(ères) libéraux(ales), pharmaciens, praticiens hospitaliers et infirmières coordinatrices.
Vous trouverez toutes les modalités, les dates et le programme dans la partie réservée aux professionnels.
L'équipe du Réseau se tient à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
par tel au 03 44 20 36 53 par mail : secretariat@reseaucompiegne.org
Cette année à nouveau, l'Equipe Mobile de Soins palliatifs du Centre Hospitalier de Compiègne reconduit la formation soins palliatifs.
Elle est ouverte aux médecins généralistes, infirmier(ères) libéraux(ales), pharmaciens, praticiens hospitaliers et infirmières coordinatrices.
Vous trouverez toutes les modalités, les dates et le programme dans la partie réservée aux professionnels.
L'équipe du Réseau se tient à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
par tel au 03 44 20 36 53 par mail : secretariat@reseaucompiegne.org
Article paru dans le courrier picard le 19 mai 2010
- par Virginie GEFFROY
le 03/06/2010 @ 14:20
Mercredi 19 Mai 2010 COMPIEGNE L'essor des soins palliatifs à domicile Photos : Une partie de l'équipe du Réseau qui définit le protocole de soins à domicile pour le patient. Mai 2010
L'an dernier, 149 patients ont bénéficié de l'aide du Réseau de soins continus du Compiégnois.
L'association n'a cessé de s'étoffer depuis sa création, en 2002 et compte maintenant neuf salariés. La majorité des patients, atteints de pathologies graves, souhaitent rester chez eux le plus longtemps possible sans passer trop de temps à l'hôpital », explique le docteur Martine Rekah-Lemaistre. De plus, une hospitalisation coûte cher. D'où le développement des soins palliatifs à domicile.
Martine Rekah-Lemaistre préside le Réseau de soins continus du Compiégnois (RSCC), qui avait programmé son assemblée générale, hier soir. L'association a été créée en 2002, sous l'impulsion du docteur Dauguet. Elle est financée par l'Union régionale des caisses d'assurance maladie (Urcam) de Picardie. Son action demande des interventions de spécialistes de tous horizons (infirmières, médecins, psychologues...). « Nous nous rendons compte que la communication est difficile entre les médecins de ville et les praticiens hospitaliers, précise la présidente. C'est cette passerelle et cette continuité que nous mettons en place, afin d'assurer une fluidité entre la ville et l'hôpital. La coordination est primordiale. »
Une convention avec Saint-Côme, cette année
La loi Leonetti, votée en 2005, a reconnu le droit aux malades d'accéder aux soins palliatifs. Chacun peut demander cette aide individuellement. Pour fonctionner correctement, il est nécessaire de s'appuyer sur les professionnels privés et publics. C'est pourquoi le Réseau bénéficie du soutien du centre hospitalier de Compiègne. Il crée également des partenariats avec médecins et infirmières extérieurs, en définissant un protocole de soins.
Cent quarante-neuf patients ont bénéficié de l'aide du RSCC, en 2009 ; 308 professionnels de santé ont signé un partenariat avec le réseau. Des chiffres en constante augmentation depuis 2003. Pour faire face à l'accroissement d'activité, neuf salariés ont été embauchés progressivement : infirmières, psychologue, assistante sociale... et dernièrement une directrice chargée de faciliter la communication entre les différents intervenants.
Cette année, une convention devrait être signée avec la Polyclinique Saint-Côme et l'activité du réseau devrait s'étendre et se développer davantage dans le Noyonnais.
De notre correspondante LAURÈNE DESLAURIER
Réseau de soins continus du Compiégnois, 157, bd des États-Unis. Tél. 03 44 20 36 53. www.reseaucompiegne.org
Mercredi 19 Mai 2010 COMPIEGNE L'essor des soins palliatifs à domicile Photos : Une partie de l'équipe du Réseau qui définit le protocole de soins à domicile pour le patient. Mai 2010
L'an dernier, 149 patients ont bénéficié de l'aide du Réseau de soins continus du Compiégnois.
L'association n'a cessé de s'étoffer depuis sa création, en 2002 et compte maintenant neuf salariés. La majorité des patients, atteints de pathologies graves, souhaitent rester chez eux le plus longtemps possible sans passer trop de temps à l'hôpital », explique le docteur Martine Rekah-Lemaistre. De plus, une hospitalisation coûte cher. D'où le développement des soins palliatifs à domicile.
Martine Rekah-Lemaistre préside le Réseau de soins continus du Compiégnois (RSCC), qui avait programmé son assemblée générale, hier soir. L'association a été créée en 2002, sous l'impulsion du docteur Dauguet. Elle est financée par l'Union régionale des caisses d'assurance maladie (Urcam) de Picardie. Son action demande des interventions de spécialistes de tous horizons (infirmières, médecins, psychologues...). « Nous nous rendons compte que la communication est difficile entre les médecins de ville et les praticiens hospitaliers, précise la présidente. C'est cette passerelle et cette continuité que nous mettons en place, afin d'assurer une fluidité entre la ville et l'hôpital. La coordination est primordiale. »
Une convention avec Saint-Côme, cette année
La loi Leonetti, votée en 2005, a reconnu le droit aux malades d'accéder aux soins palliatifs. Chacun peut demander cette aide individuellement. Pour fonctionner correctement, il est nécessaire de s'appuyer sur les professionnels privés et publics. C'est pourquoi le Réseau bénéficie du soutien du centre hospitalier de Compiègne. Il crée également des partenariats avec médecins et infirmières extérieurs, en définissant un protocole de soins.
Cent quarante-neuf patients ont bénéficié de l'aide du RSCC, en 2009 ; 308 professionnels de santé ont signé un partenariat avec le réseau. Des chiffres en constante augmentation depuis 2003. Pour faire face à l'accroissement d'activité, neuf salariés ont été embauchés progressivement : infirmières, psychologue, assistante sociale... et dernièrement une directrice chargée de faciliter la communication entre les différents intervenants.
Cette année, une convention devrait être signée avec la Polyclinique Saint-Côme et l'activité du réseau devrait s'étendre et se développer davantage dans le Noyonnais.
De notre correspondante LAURÈNE DESLAURIER
Réseau de soins continus du Compiégnois, 157, bd des États-Unis. Tél. 03 44 20 36 53. www.reseaucompiegne.org
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